lycée de mamer
Les archéologues réfutent le site du
Tossenbierg
En août, c'est par un courrier de
lecteurs que les archéologues amateurs ont averti le public que le site retenu à
Mamer pour la construction du 6e Lycée touchait un "vicus" gallo-romain.
Hier, les
"Georges Kayser Altertumsfuerscher", association d'archéologues amateurs
impliqués de façon très active et professionnelle aux fouilles au Luxembourg,
ont informé officiellement la presse du danger de l'implantation d'un lycée au
"Tossenberg".
Ils n'ont
cependant pas apporté d'informations nouvelles par rapport au dossier présenté
dans le RL les 27 et 28 août. Le 6 août, Henri Hosch, bourgmestre de Marner
présentait à Georges Wohlfart le site d'implantation du "6e lycée" du centre au
pied du "Tossenbierg", cela après que le ministre des bâtiments publics ait
demandé à la commune de proposer un lieu pour l'implantation de ce nouvel
établissement scolaire. Or, en 1973, lors du "redressement" de la N6, les
bulldozers avaient "massacré" le "vicus" de Mamer.
La destruction
d'une partie de ce "site archéologique majeur" avait provoqué un "scandale sans
précédent". Le Grand-duc n'avait pas hésité à l'époque à visiter les fouilles de
sauvetage pour lequel le musée n'avait pas hésité à mettre à contribution les
enfants des écoles.

Jos Thiel devant le
champ protégeant le site gallo-romain du vicus de Mamer
Le "vicus" est
un grand village gallo-romain. Celui de Mamer se trouvait à une intersection sur
l'importante voie romaine entre Arlon et Trèves, et faisait parti de cette
"civitas Treverorum". Alors que l'alerte avait été donnée, un communiqué du
ministère des bâtiments publics informait qu'une dépêche avait été envoyée au
ministre de la Culture dès le 7 août pour l'informer des risques archéologiques
éventuels du site du "Tossenbierg". Erna Hennicot-Schoepges a dès lors demandé à
ses services du Musée d'Histoire d'examiner le site retenu à l'origine pour le
lycée.
Hier, lors de
la conférence de presse, les archéologues ont présenté une documentation
fouillée sur l'importance du vicus de Mamer et rappelé les conventions
internationales destinées à le protéger. Ils n'ont par contre pas apporté des
précisions sur l'évolution du dossier politique. La décision étant aux mains des
gens de la culture, les craintes des "Georges Kayser Altertumsfuerscher" et des
associations d'amis de 1'histoire qui les soutiennent peuvent sans doute être
apaisées. A Henri Hosch de trouver un site sans courir le risque de mettre au
jour des ruines gallo-romaines.
Alain KLEEBLATT.
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