|

Wer
weiß schon, wenn er sich über die Arlonerstrasse in Richtung Strassen begibt
oder den Tossenberg hinunterfährt, dass er am Fuße des Tossenbergs das Privileg
hat, durch einem gallo-römischen vicus hindurch zufahren ?
Unwissenheit, Ignoranz, rücksichtsloser Expansionsdrang sowie Schatzgräberei
lasten seit Jahrhunderten auf dem gallo-römischen Mamer. Dies hat dazu geführt,
dass heute von der antiken Siedlung nichts mehr erhalten ist, außer den
Bereichen die noch zum Glück unter der Erde liegen und den kläglich erhaltenen
Resten der Thermenanlage.
Anstatt sich um das kulturelle Erbe zu kümmern und stolz darauf zu sein, dass
Mamer zu einem der wenigen vici des Landes zählt, wurde diese Tatsache
leider seit je her dem "Fortschrittsgedanken" als hinderlich empfunden und man
versucht, so gut wie es denn nun unbemerkt geht, diese Tatsache unter den Tisch
zu kehren.
Ganz
schlimm kam dies 1973 zum Ausdruck, als ein großer Teil des vicus am Tossenberg
weggebaggert wurde. Als wäre dies noch nicht genug gewesen, wurde gleichzeitig,
fast unbemerkt, auch das westliche Gräberfeld "oenner
Kinneksgrond"
zerstört.

Abbildung
aus [Metzler, 1973]
Hierzu schrieb der damalige Direktor des Staatsmuseums, Gérard Thill:
[Metzler, 1973]
"Am
9. März 1973 wurde dem zuständigen Konservator des Staatsmuseums von einem
Privatmann mitgeteilt, daß bei Arbeiten zur Verlegung der Straßentrasse am
Tossenberg die Bulldozer altes Gemäuer bloßlegten. An Ort und Stelle konnte
daraufhin festgestellt werden, wie über eine Fläche von 200 x 80 m
Mauerlagen römerzeitlicher Gebäude, Brunnenschächte, Heizanlagen samt
Unmengen von Fundmaterial schon abgeräumt worden waren und laufend weiter
zerstört wurden.
Auf Veranlassung der zuständigen Minister und im Einverständnis mit der
Straßenbauverwaltung ermöglichte es der beauftragte Bauunternehmer dem
Museum in den darauffolgenden Tagen im Trümmerwirrwarr antike Straßen, und
Mauerzüge, sowie Brunnenschächte flüchtig freilegen und zu vermessen.
Der uneigennützige Einsatz freiwilliger Helfer leistete dabei wertvolle
Dienste. Die Scharen von Neugierigen, sowie das selbständige Handeln
mehrerer «Schatzgräber» wirkten hingegen eher hinderlich. Dank gebührt allen
Findern, die unaufgefordert oder auf unsern ausdrücklichen Wunsch hin, ihre
Kleinfunde vorzeigten und zur Verfügung stellten.
Zu hoffen wäre, daß sich eine ähnliche Notlage wie am Tossenberg nicht
wiederholt. Dazu wäre in erster Linie das uneingeschränkte Verständnis der
Instanzen sowie der breiten Öffentlichkeit von Nutzen, z. B. durch a)
genaueres Einhalten der Bestimmungen des Generallastenheftes vom 7. 8. 1906,
demzufolge der Unternehmer auf archäologische Entdeckungen zu achten hat; b)
die ernster zu nehmende Fundmeldepflicht des zuständigen Bürgermeisters,
gemäß dem Gesetz vom 12. 8. 1927; c) den Verzicht auf heimliche
«Schatzgräberei», im Einklang mit dem Gesetz vom 21. 3. 1966; d) die
langfristige Ankündigung von Erdarbeiten an archäologisch wichtigen
Fundstellen usw."

Foto:
Willy Suys, Kehlen – Der Tossenberg 1972
Auch
im "Rapport du Conservateur" von 1973 findet sich noch eine Bemerkung
hierzu von Gérard Thill:
"Près de Mamer (Tossenberg), le redressement de la route a obligé le Musée
d'entreprendre une campagne de sauvetage, où le manque de personnel s'est
fait sentir plus que jamais (en mars-avril). Un quartier entier d'une petite
agglomération gallo-romaine a été rasé; c'est en dernière minute que le
Service archéologique a pu - grâce à l'aide bénévole de nombreux amateurs -
lever au moins les plans du parcellaire antique, des rues en échiquier, de
13 citernes, etc. Un matériel abondant, malheureusement arraché de son
contexte, a pu être récupéré. Deux aires de contrôle des stratigraphies
ainsi répérées ont été ouvertes et analysées en bordure du chantier saccagé
(cf. étude détaillée dans «Hémecht» 1973, 4)".

Foto:
Willy Suys, Kehlen
1980
schreibt Jean Krier
[Krier, 1980]:
"Als im März 1973 bei den Ausbauarbeiten an der
Europastraße 9 im Bereich des Tossenbergs in Mamer ein großer Teil der dort
gelegenen gallo-römischen Straßenstation zerstört wurde und der
Grabungsdienst des Staatsmuseums in einer unter schwierigsten Bedingungen
durchgeführten Notgrabung rettete, was zu retten war, ging eine Welle der
Empörung durch das ganze Land, und in dem Ende 1973 vorgelegten
Grabungsbericht wurde der Hoffnung Ausdruck gegeben; daß sich eine ähnliche
Notlage wie am Tossenberg nicht wiederholen würde
(1 J. Metzler, Ein gallo-römischer Vicus beim Tossenberg (Mamer),
Hémecht 25, 1973,485-501).
Daß es dann dank der Zuvorkommenheit der zuständigen
Stellen möglich war, ebenfalls in Mamer die große Bäderanlage des römischen
Vicus in den Jahren 1974/75 systematisch zu untersuchen und der
Öffentlichkeit zugänglich zu machen
(2 J. Metzler/J. Zimmer, Öffentliche Bäderanlage und spätantike
Baureste im gallo-römischen Vicus von Mamer, Hémecht 27, 1975, 429-475),
kann als positives Ergebnis des "Tossenbergskandals"
gewertet werden".
In
seinem "Le «Scandale» du Tossenberg" benannten Editorial schreibt Charles Marie
Ternes im Bulletin des Antiquités Luxembourgeoises IV, 1973, 2, S. 71:
"Evoquant les trouvailles faites et le résultat des fouilles menées par le
gouverneur de la Fontaine sur le plateau du Tossenberg dans le «Courrier du
Grand-Duché» à la date du 14 août 1844, Antoine NAMUR écrivait : «Die
grosse Anzahl calcinirter Knochen, die man entdeckte der weite Erdraum, über
welchem die Urnen aufgestellt waren, gestatten nicht, diese Überreste zu
betrachten als die Spur eines einfachen Vorübergehens. Die Römer begnügten
sich nicht damit, auf der schönen, die umliegenden Anhöhen beherrschenden
Bergebene Strassen's vorüberzuziehen; sie errichteten daselbst auch eine
Station als Rast-& Ablösungspunkt zwischen Niederanven und Arlon».
Jean ENGLING (PSH 5, 1848, pp. 134-135) ajoutait : «Wo aber und welches
dieser Aufenthaltsort, ob es ein einziger oder mehr als Einer, ob es eine
Statio, oder Mutatio oder Mansio oder Villa, oder ein Vicus oder ein
Heerlager gewesen sei, kann nicht durch den deutlichen Buchstaben der
Geschichte bestimmt sondern nur durch die Alterthumsreste, die der dunkle
Erdschoss birgt und zuweilen an's Tageslicht bringt, errathen werden.»
L'actualité
archéologique a remis ces remarques et ces hypothèses au goût du jour. Fin
mars de cette année [1973], des travaux de terrassement entrepris en vue
d'une rectification de la route internationale E9 au l.d. Tossenberg, ont
amené la découverte de substructions indubitablement romaines; il s'avéra
difficile de stopper les travaux; il y eut des tractations entre les Ponts &
Chaussées et le secrétariat d'Etat aux Affaires Culturelles; finalement les
archéologues obtinrent un répit de 7 jours...Dès la première heure il était
pourtant certain qu'on ne se trouvait pas en présence d'une villa mais d'une
agglomération. Il fallait donc faire vite. Quand je me rendis sur les lieux,
je constatai que les services du musée (MM. Jeannot METZLER et Johny ZIMMER)
avaient déjà levé un plan : le pire était donc déjà évité. Mais le « champ
de fouille » offrait un bien triste spectacle.
J’ai
estimé à deux cent cinquante le nombre de personnes qui se promenaient là,
s’activaient, fouillaient, empiétinaient, grattaient, discutaient,
photographiaient, filmaient, piqueniquaient, donnaient aux vrais fouilleurs
leurs force conseils parfaitement stupides, émettaient à la cantonade des
avis définitifs sur le site et des aphorismes lapidaires en toutes quantités
voulues sur l’archéologie en général et la luxembourgeoise en particulier...
Les services du musée, le groupe de l’abbé KAYSER, celui de notre trésorier
M. R. LINDEN (improvisé dans les classes du lycée Michel Rodange), aidé par
M. A. ESTGEN, membre de notre société, se trouvaient perdus dans cette foire
indigne où j’ai perdu mes dernières illusions sur la valeur d’un certain
public que j’avais cru – naïvement – « cultivé ».

Foto: Willy
Suys, Kehlen
Le scandale du Tossenberg ce n'est pas que le passé compte si peu en face
des bulldozers du progrès; ce n'est pas l'absence de coopération et
d'échange entre les services publics: on peut y remédier facilement; ce
n'est pas qu'on construise aujourd'hui une route coûteuse que l'autoroute,
demain, aura rendue inutile; ce n'est pas que de tels chantiers soient
ouverts sans qu'un observateur qualifié y représente les intérêts de
l'Histoire.
Le scandale du Tossenberg, c'est le comportement inqualifiable de centaines
de gens qui ont défilé là-bas, piétinant et ramassant, jugeant
souverainement ce dont ils n'ont pas les premières notions.
Le poisson d’avril lancé par notre membre M. E. BURGGRAFF m’en apporte la
preuve ultime : il n’y eut pas de trente personnes à remarquer qu’on se
moquait et que l’éminent érudit Blasius Trippeli était en train de prouver
qu’en cette matière en peut encore écrire chez nous exactement ce que l’on
veut, sans que les centaines de « spécialistes » qui avaient défilé sur les
lieux y voient autre chose que du feu...
Le scandale du Tossenberg est là : dans la consommation inconditionnelle de
« nourritures » même avariées, dans l’absence de tout savoir approfondi,
dans l’arrogance de pseudo-connaisseurs grandiloquents, dans la
méconnaissance et du fond et de la forme de l’action archéologique. Certes,
en ces quelques journées on ne pouvait guère mettre sur pied une action
d’envergure ; j’ai pourtant vu bien de gens piochant selon leur seule
initiative et ramassant pieusement des tessons de cruches du 20e siècle (ap.
J. Chr.) débutant ...
J’ai rencontré sur les lieux peu de membres de notre société : ce fut pour
moi une deuxième petite consolation ; ils semblent avoir compris que les
fouilles sont l’affaire des fouilleurs et que cette qualité ne s’improvise
pas. Le comité de la S.A.N. s’est réuni quelques jours plus tard en présence
de M. Jeannot METZLER, chef de service au musée, représentant M. Gérard
THILL, empêché. Nous avons discuté des possibilités d’une coopération active
de notre société aux efforts entrepris par le Service des Fouilles de
l’Etat.
Lors d’une Assemblée Générale extraordinaire, tenue le 26 avril, une
modification de §2 du titre I de nos statuts a ajouté aux buts poursuivis
par la S.A.N. :
-
l’organisation d’un écolage pratique, visant à préparer nos membres aux
travaux de fouille
-
la mise à disposition d’une équipe d’intervention d’urgence
-
la coopération avec les services publics en vue du repérage, de l’étude et
de la sauvegarde de notre patrimoine archéologique.
La
proposition élaborée par le comité fut adoptée à l’unanimité. De cette façon
notre société donne à son action une dimension nouvelle : elle formera, sous
la direction et sous le contrôle des services publics, des fouilleurs qui
recevront ainsi l’occasion de compléter les connaissances acquises dans nos
cours par l’expérience pratique de la recherche sur le terrain. Nous
espérons ainsi obtenir que le scandale du Tossenberg n’ait pas été
entièrement inutile..."

Foto: Willy
Suys, Kehlen
Auch
noch nach 23 Jahren, anlässlich des « Skandals am
Tossenberg II », kommen die Zeitungsreporter immer wieder auf das
zurück, was 1973 am Tossenberg passierte :
"Après les ravages des envahisseurs
germaniques en 275 et la destruction du relais romain par les Francs en 403,
les ruines ont été la proie des bulldozers en 1973 lors de la mise à quatre
voies de la route nationale dans le Tossenbierg. La destruction d'une partie
du site fut considérée voici 23 ans comme "le plus grand scandale
archéologique du Luxembourg" et avait mis en émoi toute la
population. Des fouilles d'urgence avaient été entreprises lors des quelles
les spécialistes du Musée d'Histoire s'étaient fait assister par des
instituteurs locaux avec leurs élèves. Jaques Santer, à l'époque jeune
secrétaire d'Etat, avait porté l'affaire devant le conseil du gouvernement
et le 12 avril 1973 le Grand-duc Jean accompagné de la princesse Margaretha
et des princes Henri et Jean avait souligné l'importance du site en
effectuant une visite sur le chantier des fouilles."
(Républicain
Lorrain vom 26. August 1996)
"C'est en mars 73 que l'affaire
avait débuté. A cette époque, on ouvrait le chantier de l'autoroute
Arlon-Luxembourg et des bulldozers entrèrent en action pour réaliser les
travaux de terrassement. A hauteur de Mamer, un site fut dégagé, à la grande
colère des historiens et des archéologues. On fit l'impossible pour empêcher
le massacre d'un site gallo-romain reconnu."
(Journal
des 3 Frontières)
"Spuren dieser gallo-römischen
Stadt waren in der Tat 1973 ausgemacht worden, als die Straße am Tossenberg
gebaut wurde. Schutz und Wahrung archäologischer Funde waren damals noch
kein Thema. Es war nur der Reaktion eines Privatmannes zu verdanken, dass
die Baggerarbeiten vorübergehend gestoppt, Notgrabungen durchgeführt und das
Notwendigste dokumentiert wurde. Damals waren auf einer 200 x 80 m großen
Fläche Maueranlagen aus der Römerzeit freigelegt worden."(Revue,
No 42/16.10.1996)
Erdaushub vom Mamer Vicus wurde nach verschiedenen Orten abtransportiert. So
fiel Jacques Bonifas, Präsident der "D'Georges Kayser Altertumsfuerscher",
beim Begehen eines frisch gepflügten Ackers in Olm am 20 Mai 1995 in «Kneppchen»
Keramikteile und Steine auf. Ein Gespräch mit dem Besitzer, Jean Berchem,
erhärtete jedoch nicht die Therorie einer Villa in Olm. Vielmehr hatte sein
Onkel, Alphonse Berchem, im Jahre 1973 den Schutt vom Tossenberg dazu
benutzt, einen Wasserabflussgraben in dem Feld aufzufüllen.
|